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Mes articles traitent de la protection de l'environnement ,des risques liés à la surexploitation des ressources naturelles et de l'importance de favoriser une agriculture plus respecteuse de la biodiversité, à laquelle appartient l'homme...
Insectes floricoles et pollinisation
Le dossier "Insectes floricoles et pollinisation" vous en apprendra un peu plus sur le phénomène qu'est la fécondation des plantes pratiquée par les insectes, et sur le fait que tous ne sont pas aussi assidus qu'il n'y parait de prime abord...
Posté le 18/06/2009 | 115 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Redonnez une âme à votre jardin
Le printemps est la saison des insectes et des fleurs. Pour redonner vie à votre jardin, rendez-en une partie à la nature. Construisez un "hôtel" pour insectes !

Pour information, la chaîne de jardinerie Botanic a, depuis le 01er janvier 2008, banni tous produits phytosanitaires toxiques de ses rayons. Ses dirigeants ont renoncé à vendre leur âme au diable. C'est un magnifique exemple à suivre.
Avec l'aide de l'UNAF (Union Nationale de l'Apiculture Française), de nombreux magasins ont même accepté d'installer des ruches aux abords des rayons des plantes et fleurs d'extérieur.
Au courant du mois d'avril, je me suis rendu dans les Deux Sèvres et ai parcouru le sentier botanique de Melle. Qui est une réalisation unique que je vous invite à découvrir. Il n'était pas encore totalement en fleur, mais j'ai eu l'occasion de constater que le service des espaces verts de la commune fabriquait du purin d'ortie et le distribuait gracieusement à ceux qui en faisaient la demande !
N'est-ce pas Royal !

Posté le 02/05/2008 | 357 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Menaces sur les abeilles
Cruiser and co
Les associations environnementales l'avaient prédit le 3 janvier dernier : le ministre de l'agriculture Michel Barnier a autorisé l'insecticide Cruiser fabriqué par Syngenta. Ce produit, qui contient du thiaméthoxam, appartient à la même famille que les substances actives du Gaucho et du Regent incriminés pour leur impact néfaste sur les abeilles.
En revanche le Gouvernement a décidé de ne pas autoriser le Poncho-Maïs, fabriqué par Bayer. Ce produit contient du thiaméthoxam, dont le principe actif est la clothianidine de la famille des néo-nicotinoïdes. Les substances actives présentes dans le Régent (fipronil), le Gaucho (imidaclopride), le Poncho (clothianidine) et le Cruiser (thiaméthoxam) appartiennent à la même famille d'insecticides systémiques utilisés en enrobage de semences, notamment de maïs. Elles sont homologuées au niveau européen, même si la France a été le seul pays européen à retirer l'autorisation d'usage du Régent et du Gaucho.
C'est à se demander si les politiques sont conscients des décisions qu'ils prennent, surtout lorsqu'elles engagent les générations futures. Plus irresponsables qu'eux, tu meurs. Mais en attendant ce sont les abeilles qui crèvent, et la biodiversité qui est en péril. Et forcément, nous en subirons le contre coup à plus ou moins court terme.
Personne n'ignore que les pesticides, insecticides, fongicides et autres herbicides, utilisés pour améliorer les rendements des cultures, exposent la biodiversité à des aléas majeurs. Tout un chacun a pu constater que la faune et la flore ont regressé de manière significative aux abords des champs cultivés. Ceux-ci sont devenus des déserts écologiques. Rencontrer un faisan lors d'une promenade dans la campagne devient exceptionnel. Les papillons se font tellement rares que le Muséum d'Histoire naturelle de Paris et l'Association Noé, ont organisé un comptage sur le plan national, afin d'évaluer les populations dans les parcs et jardins.
Et je ne parle pas des résidus de molécules toxiques pour la santé dont nos aliments sont imprégnés... Il suffit de songer aux méfaits du chlordécone dans les Antilles françaises.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chlord%C3%A9cone
Tous les insectes payent un lourd tribut, mais surtout les butineurs : diptères, hyménoptères ou coléoptères qui entretiennent la pérennité de la majorité des végétaux de la planète, en les pollinisant. Dans ce domaine les abeilles sociales sont aux premières loges. Elles sont les ouvrières les plus efficaces que l'on puisse trouver dans le domaine qu'est la pollinisation. Elles sont zêlées, infatigables et rationnelles au contraire des autres espèces. Elles oeuvrent tout d'abord pour la survie de leur propre colonie, avant de travailler pour l'homme qui prélève une partie de leur production.

(Cernay - Haut-Rhin / Apis mellifera sp. - Abeille sociale - probable Buckfast)
L'abeille est une véritable sentinelle écologique. Sa présence et la bonne santé des ruches sont des indicateurs fiables de la qualité de l'environnement. Or, l'agriculture intensive est nocive à plusieurs titres. Elle appauvrit la qualité des sols en oligo éléments et porte atteinte à la biodiversité, elle accentue l'érosion, entraîne une utilisation abusive des ressources en eau, favorise la dégradation des sols et procède à la persistance des molécules toxiques dans le sol, avant d'entraîner l'eutrophisation et la désertification. Actuellement les abeilles sont en meilleure forme dans les villes où les municipalités, les Conseils Régionaux et d'autres instances ont fait installer des ruches avec l'aide de l'UNAF.
L'Union nationale de l'Apiculture française qui a oeuvré pour interdire le Régent et le Gaucho, est indignée de l'autorisation de mise sur le marché d'un nouvel insecticide systémique destiné à enrober les grains de maïs : le Cruiser, que le Ministère de l'Agriculture vient d'autoriser pour un an, contre les avis des spécialistes dont celui d'un éco-toxicologue de l'Inra d'Avignon (Luc Belzunces), qui a démontré que le retour des abeilles à la ruche pouvait être perturbé par l'absorption de thiamethoxam, même à des doses très faibles. Cette molécule avait pourtant été retrouvé dans les cadavres d'abeilles chez une apicultrice lombarde, dont 70 % du cheptel avait disparu ! Il est à noter que d'autres apiculteurs italiens ont subi des déboires similaires.
Selon la société suisse Sygenta qui produit la molécule, des essais sous tunnels n'ont montré aucun effet significatif sur les abeilles. L'Agence française de Sécurité sanitaire des Aliments, chargée de l'évaluation des pesticides, a émis une série de recommandations farfelues, afin de limiter l'exposition des abeilles, du genre : "il faut que les graines soient enterrées profondément dans le sol et elles ne doivent pas affleurer la surface (comme si les agriculteurs allaient ramasser les grains restés en surface un à un après le semis !), que le produit soit utilisé sur des parcelles différentes chaque année (le feu vert ayant été donné pour un an, cela laisse présager de la reconduction de l'autorisation...), et que les parcelles ne doivent pas comporter de plantes attrayantes pour les abeilles l'année suivante (tournesol, colza...) à cause de la persistance des molécules dans le sol (où il est dit à demi mot, que les molécules, drainées par les radicelles et les racines, se retrouvent dans toute la plante, la rendant ainsi impropre à la consommation et... au butinage).

(Colmar - Haut-Rhin / Apis mellifera sp. - Abeille sociale sur fleur de cerisier)
Je n'ai jamais eu l'occasion de lire un tel ramassis d'inepties (et ceux qui me connaissent savent que je modère mes propos). Car en résumé, le produit est toxique - sinon pourquoi ensevelir profondément les grains enrobés - même pour les abeilles, qu'il faut tenir éloignées des champs traités ! Les agriculteurs ont le droit d'utiliser l'insecticide, mais pas d'une année sur l'autre, ni au même endroit ! Ils doivent alterner les parcelles.
Je ne sais pas si les "génies" qui ont rédigé ces directives sont déjà sortis un jour de leur bureau, mais ils doivent apparemment ignorer que les abeilles sociales ne sont pas les seuls insectes pollinisateurs (il existe plus de 20 000 autres espèces d'Apidae dont 1 000 espèces sociales), et qu'il semble assez improbable, sinon impossible, de contrôler l'implantation spontanée de fleurs sauvages également attractives pour les abeilles, puisque leurs graines sont disséminées par le vent ou par des animaux de diverses espèces (mammifères, rongeurs, oiseaux...). Il aurait été plus sage, d'appliquer le principe de précaution. Mais il y a tant d'enjeux financiers...
A l'heure ou l'Europe finalise la mise en oeuvre du programme ALARM (Assessing LArge-scale environmental Risks for biodiversity with tested Methods - 2004/2008) avec la contribution de l'Inra d'Avignon, pour le module "pollinisateurs", il est intolérable que certains pays européens, dont la France, autorisent l'utilisation de molécules potentiellement dangereuses pour les insectes que l'on est sensé protéger. Le projet ALARM est destiné à évaluer les risques encourus par la biodiversité terrestre et marine, et l'impact potentiel de son déclin à l'échelle de l'Europe. Parmi les quatre modules de ce programme, l'Inra s'est vu confier celui des pollinisateurs.
http://www.inra.fr/recherche?select=&go=1&q=abeilles

(Steinsoultz - Haut-Rhin / Apis mellifera sp. - Abeille mellifère récoltant du pollen... rouge)
Cette image d'une abeille recueillant du pollen rouge est emblématique de la spécialisation des hyménoptères. Les insectes butinant des fleurs de la famille des papavéracées (coquelicots, pavots...) produisent du pollen noir. En plus du pollen jaune ou beige que nous avons l'habitude de voir, il en existe également du bleu. Mais s'il de nombreuses espèces d'hyménoptères sont inféodées à certaines variétés de plantes, il en est d'autres plus ecclectiques. Alors pour savoir quels types de plantes peuvent être "attrayantes" pour les abeilles... Vous pourrez juger vous-mêmes de la difficulté. Si les scientifiques se sont aperçus que la biodiversité était en danger, cela ne semble troubler ni les industriels qui ont investi des fortunes en recherches, ni les politiques dont les intérêts fianciers sont souvent liés aux sociétés mentionnées.
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Que penser de ces dispositions inconscientes qui vont à l'encontre des mesures prises lors du Grenelle de l'Environnement ? Pour mémoire je rappelle que le Grenelle de l'Environnement organisé en france en octobre 2007, réunissait des représentants du gouvernement, des associations professionnelles et des ONG. Il visait à prendre des décisions à long terme en matière d'environnement et de développement durable. Les six groupes de travail constitués, planchaient sur les sujets suivants :
1) Lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d'énergie
2) Préserver la biodiversité et les ressources naturelles
3) Instaurer un environnement respectueux de la santé
4) Adopter des modes de production et de consommation durables
5) Construire une démocratie écologique
6) Promouvoir des modes de développement écologiques favorables à l'emploi et à la compétitivité
Dans le domaine de l'agriculture, il était prévu de réduire de moitié la fréquence de traitement aux pesticides. Il y a cependant un bémol de taille. Comme quoi rien n'est parfait... Mais tout le monde se congratule d'avoir réalisé une "avancée significative" dans le domaine de l'écologie... Cette réduction s'effectuera sans calendrier précis (il avait préalablement été annoncé 10 ans par les organisations environnementales), et sera conditionné à la diffusion de méthodes alternatives, sous réserve de leur mise au point !
Ce n'est donc pas encore gagné, car comment peut-on préserver la biodiversité en continuant à l'empoisonner ?

(Chalampé - Haut-Rhin / Oxythyrea funesta - Drap mortuaire recouvert de pollen qu'il ira déposer sur une autre fleur, ou pas. Ces coléoptères ont plutôt tendance à se goinfrer du pollen qu'à le disperser)
Et pour conclure (provisoirement) sur le sujet du Cruiser, je confirme que les empoisonneurs ont gagné !
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Le monde pourrait-il survivre sans abeilles ?
Les abeilles sont autant productrices de miel qu'elles sont indispensables à la pollinisation des fleurs et des plantes. En effet, elles constituent un élément dans la chaîne interactive des écosystèmes. Le rôle de l'insecte est primordial dans les différents cycles de la vie des diverses espèces. Pas d'abeilles, pas de miel, mais surtout non reproduction et disparition de certaines espèces végétales, et donc extinction de certaines espèces animales.
En octobre 2006, un apiculteur de Floride inspectait ses 3000 ruches lorsqu'il constata que la plupart d'entre elles étaient vides. Toutes les ouvrières avaient disparu. Il ne restait que la reine, entourée de quelques jeunes abeilles en bonne santé. Pour une raison inexpliquée, l'homme avait perdu 85 % de son cheptel. Depuis, ce scénario se répète, ruche après ruche. Les dernières estimations chiffrent à 1,5 million, le nombre de colonies qui auraient disparu en quelques mois sur l'ensemble du territoire des Etats Unis.
Si l'ampleur du phénomène est nouveau outre-atlantique, le mystérieux syndrome d'effondrement des colonies (Colony Collaps Disorder) existe depuis plusieurs années en Europe.
(Guebwiller - Haut-Rhin / Colletes hederae - Collète du lierre / se nourrit exclusivement du pollen de cette plante - c'est l'abeille la plus tardive car on peut la voir voler encore au mois d'octobre)




à suivre
Posté le 22/02/2008 | 455 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article
L'illusion des biocarburants
Bio comme biologique, issu de l'agriculture bio(il)logique.
Agriculture biologique : système de production agricole qui utilise le recyclage des matières organiques, la rotation des culture et la lutte biologique, et exclut l'usage d'engrais et de pesticides de synthèse et d'organismes génétiquement modifiés pour rechercher la qualité, et respecter les écosystèmes naturels.
Jatropha curcas, nom barbare mais scientifique de la pourghère (bagani en Bambara, qui signifie poison), est un arbuste à fleur de la famille des euphorbiacées, originaire du Brésil, dont la graine fournit une huile que l'on utilisait dans l'alimentation du bétail ou en médecine traditionnelle. Aujourd'hui cette huile sert de biocarburant. La plante peut produire jusqu'à 1900 litres de diester par hectare (le rendement est supérieur à celui du colza), est facile à cultiver et, avantage non négligeable, pousse en terre aride. Elle ne requiert ni labourage, ni ensemencement (la durée de vie de l'arbuste est d'une quarantaine d'années), ne nécessite pas l'emploi de pesticides ou autres produits polluants parce qu'elle possède des principes insecticides et fongicides.
Les applications semblent très prometteuses et nombreuses. Non seulement le carburant extrait de ces graines fait rouler des véhicules qui consommaient du diesel (Mercedes fait circuler trois véhicules tests qui ont déjà parcouru 30 000 km), mais alimente également des pompes à eau, des générateurs et pourvoit un petit village malien en... électricité ! Les tourteaux obtenus après extraction de l'huile végétale, peuvent servir à produire du biogaz (méthane). Quant au méthane il est capable d'alimenter une centrale thermique et produire de l'électricité.
Compte tenu de ses spécificités, la plante n'entre pas en concurrence avec les cultures vivrières indispensables à l'alimentation, est capable de procurer des revenus complémentaires aux petits exploitants et entre dans la lutte contre la désertification. La récente flambée du cours du pétrole a eu un effet désastreux sur les économies des pays pauvres. L'augmentation des produits de base : maïs et sucre cultivés à grande échelle pour alimenter le marché des agrocarburants aux Etats Unis surtout, ne permet plus aux plus démunis d'assurer leur subsistance dans des conditions décentes. Les Mexicains ont vu le prix de la tortilla flamber... L'on affirme que cette plante "miracle" remplacerait avantageusement les cultures de palmiers à huile ou de cannes à sucre, qui naissent de la destruction des dernières forêts primaires.
Jatropha serait-elle une alternative pour remplacer au moins localement les carburants fossiles ? Son exploitation entraînerait moins de pollution dit-on. Voire ! On annonce que le coût de son transport s'en trouverait réduit, mais on ne parle pas de l'énergie dépensée pour la fabriquer... De plus, sa plantation non contrôlée et non règlementée peut entraîner des dérives et la ruine de paysans.
En effet, récemment en Zambie, des investisseurs ont choisi de cultiver Jatropha curcas par l'intermédiaire d'un grand nombre de petits planteurs, à qui ils ont fait signer des contrats sur 30 ans. Ces contrats sensés leur assurer des revenus réguliers, servent en fin de compte à transférer le contrôle de la production du paysan à l'entreprise, par le biais d'un système de prêts, de charges, et d'autres services que l'exploitant ne peut plus assumer. Pour finir, le prix d'achat de la matière première, imposé par la société qui les manipule, rend les agriculteurs dépendant de leurs usuriers. Ces contraintes augmentent leur endettement de telle manière qu'ils sont finalement contraints de vendre leurs terres... (info du Guardian UK).
Il existe d'autres plantes oléifères cultivables en zones arides qui présentent des perspectives intéressantes : Pongamia pinnata (Karanj), Madhuca longifolia (Mahua), Moringa oleifera (Saijan) ou Cleome viscosa, entre autres. Mais comme Jatropha curcas, leur production d'huile ne peut être utilisée à grande échelle. Pour fournir de l'électricité à un petit village de brousse, il est probable qu'une éolienne suffirait.
Qu'est ce qu'un biocarburant ?
C'est un carburant produit à partir de matériaux organiques renouvelables et non fossiles. Cette production peut s'effectuer selon des techniques différentes : production d'huile, d'alcool par fermentation de sucres, carburants gazeux obtenus à partir de la biomasse végétale ou animale (méthane entre autres), ou carburant solide comme le charbon de bois. Pour citer les biocarburants, on emploie aussi les expressions : "carburants verts" (parce que la tendance est d'appeler "vert" tout ce qui nuit moins à l'environnement) ou "carburant végétal". Il faudrait dire "carburant d'origine végétale" car en fait ils ne protègent pas l'environnement comme on veut nous le laisser croire. Au contraire, certains polluent plus encore que les carburants fossiles. En effet, l'éthanol de maïs par exemple, est gorgé de pesticides et d'engrais. Il demande plus d'énergie a être fabriqué qu'il n'en produit !
Que pouvons-nous espérer des biocarburants ?
Pas grand chose pour le moment, car les biocarburants sont utilisés comme additifs aux produits pétroliers. Sans ces derniers, ils sont inutilisables sous leur forme actuelle. Les seuls biocarburants utilisables en l'état, sont les huiles obtenues par pression dont le rendement est assez mauvais. Quant à utiliser de l'alcool, celà nécessiterait de remplacer les moteurs de l'ensemble des véhicules ou moyens de transports mécanisés actuellement en service. Il est donc impensable pour l'heure, de voir décoller une fusée Ariane grâce au jus de betterave, ou faire s'envoler un Airbus A380 avec de l'huile de colza !
Oups ! J'ai parlé trop vite !
Une expérience a eu lieu à Reno (Nevada) où les sociétés Green Flight International et Biodiesel Solutions ont réussi à faire voler un jet au carburant végétal, mais à une altitude nettement inférieure à la limite de vol des avions de ligne classique, pour éviter le gel du carburant. Si l'expérience prouve qu'il est possible de faire voler un jet avec du biodiesel, le problème de sa production reste cependant entier.
http://www.aerocontact.com/news/ac_news_art.php?ID=05750
On pourrait éventuellement trouver des applications ponctuelles ou locales en fournissant en huiles végétales, les moteurs des tracteurs et des engins agricoles, et peut être ceux des chalutiers. Les agriculteurs et les pêcheurs sont pris à la gorge par la flambée du prix du brut, et cette solution leur permettrait de respirer. Mais d'autres problèmes importants se présentent : celui de la disponibilité des terres cultivables et celui de l'énergie dépensée pour la fabrication des biocarburants.
Selon les informations recueillies, notre pays a consommé 95 millions de tonnes de pétrole en 2002, dont 50 millions de tonnes sont allés aux transports. Pour remplacer ce volume de carburant fossile par des biocarburants, il faudrait mobiliser uniquement pour les transports, 3 à 4 fois la surface des terres agricoles actuelles. Cela représente 10 millions d'hectares, soit la superficie de toutes les forêts françaises. Si l'on reporte cette correspondance sur le reste de la planète, on trouve les résultat suivant : à raison d'un rendement d'une tonne par hectare, sachant que la terre dispose de 1400 millions d'hectares de terres arables, l'on obtient un rendement de 1400 millions de tonnes d'équivalent pétrole, alors que la planète en consomme 3500 millions de tonnes !
Donc, en nous privant de nourriture, de chauffage et de toute production de biens, nous pourrions faire circuler à peu près 40% de nos véhicules au biocarburant... Cette hypothèse grotesque n'évoque pas la pollution (CO2 dû au traitement réalisé à l'aide de carburants fossiles, engrais pour obtenir de meilleurs rendements), l'érosion des sols qui constitue un grave problème et l'impact de ces agricultures sur l'environnement.
En conclusion, remplacer totalement le pétrole par des carburants d'origine végétale relève de l'utopie.
Illzach le 03 janvier 2008
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Un grave problème est en train d'émerger dans les pays pauvres : la famine !
Pour Jean Ziegler, le fait que les pays riches calment leur conscience environnementale, et que les sociétés multinationales réalisent des profits juteux, en remplissant les réservoirs de leurs voitures au détriment de l'agriculture vivrière dans les pays pauvres revient à se donner faussement bonne conscience. « Alors qu'un enfant de moins de dix ans meurt dans le monde toutes les cinq secondes à cause de la faim ou des maladies qui y sont liées (…), dit-il, consacrer des terres agricoles fertiles à la production de denrées alimentaires qui seront ensuite brûlées pour fabriquer du biocarburant constitue un crime contre l'humanité. » Selon Ziegler, « cette ruée soudaine vers la transformation des aliments de base des paysans pauvres (…) en carburant est la recette pour un désastre ». D'autant plus que ces réallocations de terre feront exploser les prix des denrées alimentaires touchant d'abord les pauvres, estime le rapporteur spécial, qui réclame un « moratoire de cinq ans sur la production des biocarburants ».La nécessité de prendre le problème dans sa globalité devient d'autant plus urgente que la Commission européenne compte obliger les pays membres à utiliser, dès 2020, au moins 10 % de ces biocarburants pour leurs transports. L'explosion de la demande qu'une telle mesure va provoquer a fait réagir l'ONG de l'aide et du développement, Oxfam. Selon Robert Bailey, responsable du dossier, « dans cette ruée pour fournir les pays riches en biocarburants , les pauvres vont être écrasés. Il est inadmissible que les paysans des pays en développement paient les efforts de l'Europe pour réduire ses émissions ».
Le problème pourrait prendre des proportions gigantesques : des études indiquent que d'ici vingt ans, 5,6 millions de kilomètres carrés de terres (dix fois la taille de la France) seront consacrés à la production de biocarburants dans des pays comme le Brésil, l'Inde, l'Afrique du Sud ou l'Indonésie. Et l'ONU admet dans ses scénarios qu'en l' état au moins 60 millions de paysans seront évincés de leurs terres dans ces pays en faveur de la production pour les biocarburants ."
(Issu de l'Humanité du 08.11.2007)
Selon le rapporteur de l'ONU qui demande un moratoire international sur la production de biocarburants, 232 kg de maïs peuvent produire 50 litres d'éthanol, alors que la même quantité suffit à nourrir un enfant pendant un an ! Cherchez l'erreur !
La FAO (Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture) a déjà sous évalué le danger de la déforestation, lorsque l'un de ses représentants en Indonésie affirmait péremptoirement et stupidement, qu'une plantation de palmiers à huile bien gérée pouvait remplacer une forêt primaire... A croire que cette instance est vendue aux fabricants de carburants !
L'une des solutions pourrait-elle venir de la mer et de la transformation des algues vertes unicellulaires ? En usage local uniquement alors, car autant il est impensable d'utiliser toutes les terres agricoles de la planète pour produire des "biocarburants", autant il est inconcevable d'implanter des étangs tout le long des littoraux.
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1477.php
En attendant signez la demande de moratoire ci-dessous, issu du site
Agro-carburants, biocarburants, carburants verts, biodiesels, autant d'appelations trompeuses pour des conséquences désastreuses.
http://www.moratoire-agro-carburants.com/
Illzach le 31 janvier 2008
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Airbus a testé un A380 volant (presque) au gaz naturel !
La société Airbus Industries a abandonné l'idée de voler aux agro-carburants, intenables à grande échelle ! Mais ne nous emballons pas. Le gaz naturel reste encore et toujours un carburant fossile non renouvelable...
Illzach le 02 février 2008
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L'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement économiques) et son rapport qui dérange. En effet, selon l'étude menée, les biocarburants ne contribueraient au mieux qu'à hauteur de 3% à la réduction des émissions de CO2, pour un coût prohibitif de 360 € par tonne de CO2 économisée ! Une véritable hérésie économique et écologique.
http://www.planete-mag.fr/Biocarburants-OCDE,-le-rapport-qui-derange_a269.html
Mais rassurez-vous bonnes gens, les politiques veillent au "grain" !
Illzach le 21 février 2008
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L'ONU commence à s'inquiéter à propos de l'accroissement de la production de biocarburants. La directrice du Programme Alimentaire Mondial signale qu'en Afrique, le prix de l'huile de palme atteint celui des carburants fossiles...
Le prix de l'alimentation a augmenté de plus de % depuis juin 2007. Si la hausse se poursuit, et il n'y a aucune raison qu'elle fléchisse, les plus pauvres subiront de plein fouet cette envolée des prix. Ils ne pourront plus acheter de quoi manger...
Les pays occidentaux se donnent bonne conscience en intégrant les carburants verts dans leur consommation énergétique afin de réduire l'effet de serre, mais ne peuvent maîtriser les effets néfastes induit par la hausse du prix des céréales nécessaires à la fabrication des biocarburants.
Illzach, le 13 mars 2008
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Si les politiques sont assez stupides pour promouvoir les "biocarburants" , dont le "bioéthanol", les générations futures pourront les poursuivre en justice pour mise en danger de la vie d'autrui. Mais il sera trop tard !
En effet, pas un seul citoyen responsable, conscient des méfaits de la culture de céréales pour produire du carburant, ne pourraient tolérer que pour fabriquer un seul litre de bioéthanol, il faille dilapider de 3500 à 5000 litres d'eau !
C'est inique et parfaitement criminel lorsque l'on sait que l'eau deviendra un enjeu majeur pour la survie des populations dans les décennies à venir !
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bio%C3%A9thanol
Pour des raisons probablement plus mercantiles qu'éthiques, le patron d'une grande multinationale de l'agro-alimentaire (Nestlé) s'insurge contre ces pratiques débiles, qui risquent de mener la population mondiale à la famine.
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En République démocratique du Congo, les dernières forêts que les guerres qui sévissent depuis l'indépendance de ce pays, ont miraculeusement épargné, sont la proie des spéculateurs.
En octobre 2007, une entreprise chinoise a signé un contrat d'un milliard de dollars pour établir plus de 3 millions d'hectares de plantations de palmiers à huile dans le but de fabriquer des agrocarburants !
L'on abat les arbres, on vend le bois et on plante des palmiers ! L'on éradique la faune et la flore, l'on spolie et l'on menace de famine les peuples qui dépendent de la forêt ! Mais c'est tellement juteux !
http://www.ruoso-grundmann.com/breve.php3?id_breve=37
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Lisez l'article d'Eric Holtz Gimenez, c'est sans appel.
http://www.monde-diplomatique.fr/2007/06/HOLTZ_GIMENEZ/14846
Illzach le 31 mars 2008
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L'Humanité ne pourra échapper à la Faim du Monde...
Une information supplémentaire confirmant que les agro-carburants et la spéculation sur les produits céréaliers, sont une chimère qui va tuer des centaines de milliers de personnes, voire des millions de personnes, devenues incapables de subvenir à leurs besoins alimentaires les plus essentiels !
Si les gouvernements occidentaux ne font pas marche arrière avec leurs ambitions pseudo écologiques, nous sommes en droit de nous opposer à leurs délires.
Signez la demande de moratoire sur les agrocarburants.
Voir plus haut
Illzach le 13 avril 2008
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Après la betterave, la canne à sucre et l'huile de palme, on passe aux algues pour produire du carburant capable de faire voler des avions !
En cuve ou en bassins, l'idée est inepte car elle nécessite une surface de terrain telle qu'il est impensable de fabriquer de "l'algo-carburant" pour toutes les flottes aéronautiques de la planète.
http://objectifterre.over-blog.org/article-14588662.html
Vous remarquerez la discrétion de l'usine...
http://www.econologie.com/mobile/ar-3387.html
Pour satisfaire les Etats Unis en biocarburants, 20 000 km2 de panneaux d'algues seraient nécessaires. Cette étendue représente pratiquement la superficie de la Picardie !
Je pense qu'il est difficile de réaliser que l'équivalent de plusieurs départements soient défigurés de la sorte, sachant que cette place serait bien évidemment perdue pour l'agriculture alimentaire...
Illzach le 12 juin 2008
Posté le 02/01/2008 | 1035 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
