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Catégorie Coups de gueule:

Cette catégorie regroupe tous les coups de gueule que j'ai envie de donner, envers ce que je considère comme injuste ou inepte.


Menace sur les collines de Niyamgiri

Avatar est une fiction bien réelle, trop réelle !

Une tribu isolée en Inde en appelle à James Cameron au travers de l'Association Survival, afin d'obtenir de l'aide face à des industriels et des politiques cupides !

http://www.survivalfrance.org/actu/5530

http://www.survivalfrance.org/peuples/dongria

Les Dongria Kondh sont une des tribus autochtones vivant dans les reliques de forêts primaires de l’État de l’Orissa (Inde orientale). Dongria signifie "peuple des collines" dans leur langue

Une compagnie britannique (Sterlite ; filiale de Vedanta, majoritairement détenue par un milliardaire indien vivant à Londres) veut creuser et exploiter une vaste complexe minier pour extraire de la bauxite des Monts Niyamgiri (Niyamgiri Hills), qui sont une montagne sacrée pour les Dongria Kondh.

Ces derniers s'y sont opposés début 2008, au motif que la mine détruira à jamais une partie de leur territoire, notamment en asséchant ou dégradant deux fleuves importants et 36 rivières, mais surtout leur mode de vie. En 2008, de nombreux membres de la tribu ont manifesté leur opposition au projet et en juillet 2008, une partie de la tribu a bloqué une route traversant leur forêt vers la zone du projet de mine.

En août 2008, La Cour Suprême indienne a confirmé le droit du propriétaire à exploiter la montagne sacrée. Les Dongria Kondh ont annoncé vouloir déposer une nouvelle plainte contre la mine à propos de la violation de leurs droits culturels et religieux. Jitu Jakesika, leur porte-parole a déclaré mi-2008 : « Si la compagnie détruit notre montagne et notre forêt pour son seul profit, nous serons transformés en mendiants. Nous donnerons nos vies pour notre montagne ».

L'association Survival a estimé que la décision du tribunal était « un coup foudroyant porté non seulement aux Dongria Kondh, mais aussi à tous les peuples indigènes de l’Inde. Le droit international et la Constitution indienne sont piétinés pour le seul profit d’actionnaires lointains », ajoutant que « les Dongria Kondh ne renonceront pas à leur terre et que Survival continuera à soutenir leur mouvement de résistance  ».

Le 1er août 2008, le Président de Vedanta a annoncé qu'il n’exploiterait pas la mine sans l'accord de la cour suprême d'Inde, ni sans l'accord des Dongria eux-mêmes, mais Amnesty International dénonce des pressions et menaces exercées à l'encontre des membres de la tribu, de la part des porteurs locaux du projet.

Article de l'encyclopédie Wikipedia reproduit "in extenso"
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Ecrivez au premier Ministre de l'Inde pour lui faire part de votre "préoccupation".

09 février 2010

 


Posté le 09/02/2010 | 43 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Codex Alimentarius

 

Aujourd'hui j'aborde un sujet qui va certainement vous étonner et qui, de prime abord, ne semble pas avoir beaucoup de rapport avec les thèmes que je traite habituellement, à savoir les insectes ou la protection des écosystèmes. Or la relation est très étroite comme vous pourrez vous en rendre compte, car elle touche non seulement à notre quotidien alimentaire qui est en train d'être sournoisement modifié, mais également au développement et à l'économie durables que l'on met à mal, ainsi qu'à la biodiversité qui est la première victime de ces dérives. Et je ne parle pas de l'humain…

 

Je suis régulièrement destinataire de messages catastrophistes émanant d'une personne dont la santé s'est fortement dégradée à cause d'un problème d'extractions dentaires inutiles et d'intoxication au mercure dus aux amalgames utilisés en odontologie (dentisterie). Généralement je ne fais pas grand cas des alertes en tous genres qui circulent, même si elles interpellent comme on dit. Entre les craintes d'empoisonnement par les vaccinations contre la grippe A H1N1, la vérité cachée sur AZF et toute cette sorte de choses, il faut faire le tri et conserver son sens critique et sa raison. Mais dans la série "on ne nous dit pas tout", mon attention a été attirée par un sujet intrigant qui nous plonge au cœur de ce que l'on pourrait qualifier de "conspiration pour un nouvel ordre alimentaire mondial"... Parce que la guerre pour la suprématie des produits alimentaires a déjà commencé et que nous la subissons sans même plus nous en rendre compte... J'ai nommé le Codex Alimentarius.

 

En effet, vous avez encore tous en mémoire les efforts du Parlement Européen qui en mai 2009, pour produire du vin rosé, préconisait – ô hérésie - de mélanger du vin rouge à du vin blanc, et des tracasseries que nous subissons assez régulièrement pour conserver nos fromages au lait cru. Vous n'êtes pas sans ignorer non plus que nous trouvons de l'huile de palme dans la composition de très nombreux aliments industriels et les cosmétiques, et que son origine provient de la déforestation des forêts primaires. L'on sait aussi, que sa cuisson est nocive pour la santé car elle entraîne de l'hypercholestérolémie et des maladies cardio-vasculaires...  Vous avez également entendu parler du scandale des produits chinois "enrichis" en mélamine, et des déboires de l'association Kokopelli qui a été assignée en justice par le Ministère de l'Agriculture et un groupe de semenciers, et condamnée au motif qu'elle vendait des graines anciennes ou en provenance d'autres continents sans que ces végétaux ne soient référencés dans le catalogue "officiel" des semences. Le prétexte à cette condamnation était le pseudo risque sanitaire représenté par ces graines. Mais les enjeux financiers sont tels que toutes les dérives sont à envisager. Pourtant, à haut niveau, on ne se préoccupe guère des risques que représentent les cultures OGM... A nous de rester vigilants et de refuser les inepties que nous concoctent nos administrations et les "Eurocrates" que l'on pourrait croire inféodés aux multinationales agroalimentaires ou autres... Mais tout cela n'est que la face visible de l'iceberg !

 

http://www.mouvementdemocrate.fr/actualites/europe/laperrouze-parlement-europeen-vin-rose-50509.html

 

Le Codex Alimentarius, késako ?

 

"Le Codex Alimentarius, ou code alimentaire, créé en 1963 par la FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations) et l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ou WHO en anglais (World Health Organization) est devenu la référence mondiale qui fait autorité pour les consommateurs, les producteurs et les transformateurs de denrées alimentaires, les organismes nationaux de contrôle des aliments et le commerce international des produits alimentaires. Son impact sur tous ceux qui interviennent dans la production et la transformation des aliments, et sur la sensibilisation de ceux qui les utilisent - les consommateurs - est considérable. Son influence s'étend à tous les continents et sa contribution à la protection de la santé des consommateurs et à la garantie de pratiques commerciales loyales est incommensurable.

Le Codex Alimentarius constitue une occasion unique pour tous les pays de se joindre à la communauté internationale pour participer à la formulation et à l'harmonisation de normes alimentaires et en assurer l'application à l'échelle internationale. Il leur permet également de contribuer à l'élaboration de codes d'usages en matière d'hygiène et de recommandations visant le respect de ces normes.

L'importance d'un code alimentaire pour la protection de la santé des consommateurs a été soulignée en 1985 par la Résolution 39/248 de l'Assemblée générale des Nations Unies aux termes de laquelle des directives ont été adoptées pour l'élaboration et le renforcement des politiques concernant la protection du consommateur. Ces directives recommandent aux «gouvernements de tenir compte de la nécessité d'une sécurité alimentaire pour tous les consommateurs, et d'appuyer et, autant que possible, d'adopter les normes ... du Codex Alimentarius» de la FAO et de l'Organisation mondiale de la santé.

Le Codex Alimentarius revêt une importance particulière pour le commerce international des denrées alimentaires. Disposer de normes alimentaires universelles pour la protection du consommateur sur un marché mondial en constant élargissement présente des avantages manifestes."

 

Extrait du site http://www.fao.org/docrep/W9114F/W9114F00.htm

 

Tout cela est bien beau sur le papier. Mais que se passe-t-il en réalité ? Quelques personnalités évidemment controversées, pensent que le Codex ne sert pas les intérêts du consommateur, mais celui des grandes multinationales des industries agroalimentaires, de la pharmacie, de la chimie ou de la biotechnologie. Et je suis assez enclin à partager ce point de vue si je m'en réfère à ce que je vois et entends. La controversée société américaine de biotechnologies Monsanto par exemple, s'est déjà fait remarquer en voulant mettre sur le marché des semences stériles de maïs OGM (rappelez-vous les semences Terminator). L'utilisation de ces graines stériles aurait contraint les exploitants à acheter systématiquement les semences chez ce fabricant qui se serait retrouvé en situation de monopole. Et il y a d'autres cas.

 

 http://www.malango-actualite.com/article/mais_monsanto__l_afrique_du_sud_recolte_des_champs_steriles-5045.htm

 

http://www.latribune.fr/entreprises/green-business/181671/monsanto-a-la-conquete-du-mexique.html

 

Rappelez-vous également que l'entreprise mentionnée fabrique un des pesticides les plus utilisés : le Roundup, qui était soi-disant biodégradable et sans danger pour la santé !

 

Le fait de permettre la main mise sur l'agroalimentaire international, est condamner les cultures locales qui pourtant ont fait leurs preuves depuis des millénaires, et les petits exploitants qui seraient privés de ressources élémentaires. Que deviendrait le commerce équitable ?

 

Est-il concevable au nom de la standardisation, de spolier les populations des bienfaits de leurs productions traditionnelles, au profit de plantes modifiées ? Les principes du Codex sont-ils compatibles avec la mise sur le marché de maïs, colza ou autres végétaux génétiquement modifiés, grands consommateurs de pesticides ?

 

Le Codex peut-il s'exonérer de ces pratiques ? L'intention de départ de ces règles était probablement louable. Ne sont-ce que les dérives qui pourraient en découler dont il faut se méfier ? Veillons à ce que les rumeurs qui prêtent à certains de s'approprier l'agroalimentaire mondial, ne se réalisent pas.

 

Le problème est que nous ne maîtrisons pas grand chose. Les investisseurs n'ont aucun état d'âme. Leurs seuls desseins sont d'accumuler des richesses et de détenir le pouvoir. Il suffit de constater ce qui se passe dans les pays ou prédominent les cultures de palmiers à huile. Les entreprises qui gèrent les plantations de palmiers sont en cheville avec les sociétés qui éradiquent, illégalement en principe, les forêts primaires, et celles qui utilisent du napalm et des pesticides pour « assainir » le terrain après enlèvement des troncs les plus intéressants. C'est le principe du « gagnant-gagnant » sauf pour les populations locales et la biodiversité qui payent le prix fort de ces abus : populations déplacées ou abattues, faune et flore exterminées, et sol et eau dégradés pour des générations.

 

 Le Codex n'avait probablement pas prévu ou souhaité cela, mais a involontairement généré ces excès. Nous sommes donc loin des préceptes de la protection de la santé des consommateurs ou de la promotion de pratiques loyales dans le commerce des aliments. Les multinationales agroalimentaires possèdent un statut de monopole qui ne laisse aucune place à l'initiative locale, ou au développement durable. Au contraire il fait fi des principes moraux les plus élémentaires et de la dignité humaine. Cette situation est d'autant plus intolérable que d'autres sociétés et/ou gouvernements investissent des fortunes dans des exploitations destinées à produire des agro-carburants dont on sait qu'ils privent les populations d'autant de terres agricoles.

 

Vous en savez assez pour poursuivre votre propre réflexion, et je ne voudrais pas vous influencer en vous abreuvant d'informations. Vous possédez votre libre arbitre. Mais pour combien de temps encore ?

 

http://www.codexalimentarius.net/web/index_fr.jsp

 

http://www.fao.org/docrep/W9114F/W9114F00.htm

En mars 2001, l'Express a publié une enquête sur les scandales alimentaires. Il y a loin encore de la coupe aux lèvres...

http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/enquete-sur-les-scandales-alimentaires_483650.html

Pour avoir une idée des projets mis en jeu pour le futur...

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2008-06-26/ils-creent-les-fruits-du-futur/920/0/255975

ce qui se trame déjà dans l'ombre et qui confirme ce que je disais en début d'article.

http://envoye-special.france2.fr/index-fr.php?page=reportage-bonus&id_article=1004

et n'oublions pas la malbouffe telle que les hamburgers et les pizzas de certaines chaînes de restauration rapide... et le pop corn et la boisson gazeuse brunâtre servis dans les cinémas...

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Aujourd'hui 03 mars 2010, nous apprenons que la Commission Européenne autorise l'exploitation de patates OGM destinées tout d'abord à la production de cellulose pour fabriquer du papier et du carton, puis à l'alimention animale.., que nous allons bien évidemment retrouver dans nos assiettes dans quelques années.

On veut vraiment nous faire bouffer n'importe quoi ! 

 


Posté le 06/01/2010 | 72 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article

Aung San Suu Kyi

Les occasions sont multiples de s'énerver et de s'indigner tout au long de l'année. Mais aujourd'hui je veux pousser un coup de gueule en faveur de Aung San Suu Kyi, opposante à la junte militaire au pouvoir en Birmanie. Son incarcération injustifée remet dans l'actualité, la question du respect des principes démocratiques. 
D'accord, mon intervention ne changera rien à ce qui se trâme dans ce pays. Mais je voulais m'en ouvrir. Ceux qui le souhaitent peuvent signer une pétition en ligne adressée à Monsieur Ban Ki-moon, Secrétaire Général de l'ONU sur le site 
http://www.info-birmanie.org/     

Extrait du Courrier de l'Unesco, mars 1995, pp 5 à 8 – discours écrit par Madame Aung San Suu Kyi et prononcé le 21 novembre 1994 à Manille au nom de l'auteur et à sa demande par Madame Corazon Aquino, Présidente de la République des Philippines.

 La démocratie, patrimoine commun de l'humanité

"La culture de paix est un idéal qu'aucun gouvernement, aucune nation (même la plus belliqueuse) n'oserait contester. Personne ne remet non plus en cause l'étroite interdépendance qui existe entre la culture de paix et la culture de développement. Par contre, on peut se demander jusqu'à quel point les gouvernements sont disposés à reconnaître que la démocratie et les droits de l'homme sont indissociables de la culture de paix et par conséquent indispensables à un développement viable. De nombreux exemples prouvent que la culture et le développement peuvent servir de prétextes pour résister aux demandes en faveur de la démocratie et des droits de l'homme. Chacun sait que certains gouvernements vont jusqu'à faire valoir que la démocratie est une idée occidentale étrangère à leurs propres systèmes de valeurs; on a souvent prétendu aussi que le développement économique est incompatible avec les droits politiques (c'est-à-dire avec la démocratie) et que, dans ce cas, c'est forcément l'économique qui prime. Devant de tels arguments, il convient d'examiner et de définir soigneusement les notions de culture et de développement pour éviter qu'elles ne soient utilisées, ou plutôt détournées, en vue de contrarier les aspirations des peuples à des institutions démocratiques et aux droits de l'homme."


Aung San Suu Kyi, née le 19 juin 1945 à Rangoon en Birmanie (actuellement Myanmar), est l'emblème de l'opposition birmane à la dictature militaire. Elle s'est fait connaître du grand public en recevant le prix Nobel de la paix en 1991 pour ses actions non violentes. Elle est secrétaire générale de la Ligue nationale pour la démocratie de son pays (LND), qui s'oppose à la dictature en place. Actuellement emprisonnée par la junte militaire au pouvoir, elle ne peut exercer son activité politique. 
Ces derniers temps, son état de santé s'est dégradé. Selon son assistante médicale, elle soufre de déshydratation et ne s'alimente plus. Pour couronner le tout, depuis le 07 mai 2009, Aung San Suu Kyi et son médecin personnel ont été incarcérés par les autorités birmanes, au prétexte qu'elle aurait violé les règles de son assignation à résidence en accueillant un américain chez elle. Elle est actuellement jugée pour ces faits, et risque cinq ans d'emprisonnement. Cette sentence arrange bien la junte militaire en place, qui l'écarterait ainsi des élections prévues en 2010.


Sa biographie
 
L'enfance et les études 


Aung San Suu Kyi est la fille du leader de la libération birmane, le général Aung San, qui a négocié l'indépendance de la Birmanie en 1947. Il est assassiné par des rivaux la même année. Sa fille Aung San Suu Kyi a seulement deux ans lors de la mort de son père. Elle vit avec sa mère et ses deux frères à Rangoon, la capitale du pays. Sa mère, Daw Khin Kyi, commence à s'engager dans les milieux sociaux et publics, gagne peu à peu une certaine importance dans le paysage politique du gouvernement des années 1950 et 1960, puis est nommée ambassadrice de la Birmanie à Dehli en Inde. Suu Kyi étudie à l'École anglaise catholique de Birmanie puis rejoint sa mère en Inde afin de terminer ses études secondaires au Collège Lady Shri Ram à New Dehli en 1964.
Suu Kyi déménage ensuite en Grande Bretagne, où elle suit un cursus de philosophie, politique et économie au St. Hugh's College d'Oxford de 1964 à 1967. Elle terminera ses études par un doctorat à la School of Oriental and African Studies de Londres. En 1972, elle se marie à Michael Aris. En 1973, Suu Kyi donne naissance à son premier enfant, Alexander. En 1977, elle a un second enfant, Kim, né à Oxford. Suu Kyi vit alors entre le Royaume Uni et le Bhoutan, pays où réside son mari qui, à cette époque faisait une étude sur l'Himalaya et le Tibet.


Les débuts politiques  


Âgée d'à peine 24 ans, la jeune étudiante déménage pour New York en 1969, entame un second cycle d'études supérieures et devient secrétaire-assistante du Comité des questions administratives et budgétaires des Nations Unies. En 1988, Aung San Suu Kyi retourne vivre en Birmanie pour s'occuper de sa mère vieillissante. Cette année-là, le général Ne Win, leader du parti socialiste au pouvoir perd peu à peu le contrôle du pays. Des manifestations éclatent dans tout le pays afin d'obtenir plus de démocratie, elles sont violemment réprimées par l'armée. Une nouvelle junte militaire prend le pouvoir. Fortement influencée par la philosophie non violente du Mahatma Gandhi, Suu Kyi entre petit à petit en politique afin d'oeuvrer pour la démocratisation du pays. Elle participe à la création de la Ligue nationale pour la démocratie le 27 septembre 1988, qui promeut des réformes politiques en Birmanie. Suu Kyi est ensuite présidente de la LND et devient un symbole du désir populaire pour la liberté politique.
Elle est arrêtée le 20 juillet 1989. Le gouvernement militaire lui propose la liberté à condition qu'elle quitte le pays, ce qu'elle refuse. Elle est mise plus tard en liberté « surveillée ».


La détention en Birmanie


En 1990, sous la pression populaire, la junte met en place des élections générales, qui sont gagnées très largement par le parti de Suu Kyi, la LND. Alors qu'elle s'apprête à occuper le poste de premier ministre, les militaires refusent le scrutin et annulent le résultat des élections. Cela provoque un scandale au niveau international. Suu Kyi reçoit cette année-là le prix Sakharov et le prix Rafto, puis le prix Nobel de la paix l'année suivante. Elle reçoit la somme de 1,3 million de dollars qu'elle utilise pour établir un système de santé et d'éducation pour le peuple de Birmanie.
Elle est libérée de sa détention surveillée en juillet 1995. Cependant, si elle devait quitter le pays afin de rendre visite à sa famille en Grande Bretagne, elle se verrait refuser le droit de revenir en Birmanie. En 1997, son mari Michael Aris est atteint du cancer de la prostate. Malgré cela, le gouvernement birman lui refuse le droit d'entrer dans le pays pour visiter sa femme. La junte militaire essaie clairement de faire partir Suu Kyi afin de s'en « débarrasser ». Suu Kyi ne reverra jamais son mari qui meurt en 1999. De plus elle reste séparée de ses enfants, qui vivent toujours au Royaume-Uni.
A plusieurs reprises, elle se voit refuser le droit de rencontrer les membres de son parti. En septembre 2000, elle est emprisonnée une fois de plus. Après une négociation secrète entre les Nations unies et la junte militaire, elle est libérée le 06 mai 2002. Suu Kyi a alors déclaré : « C'est une nouvelle ère pour le pays ».
Pourtant, un an plus tard, le 30 mai 2003, sa caravane est attaquée dans le village de Depayin par un groupe paramilitaire payé par la junte au pouvoir. Beaucoup de ses supporters sont tués ou blessés durant cette embuscade. Suu Kyi réussit à s'échapper grâce à son chauffeur Ko Kyaw Soe Lin, mais est arrêtée un peu plus tard. Elle est alors à nouveau emprisonnée à la prison de Insein à Rangoon. Elle est ensuite transférée en maison d'arrêt en septembre 2003 à cause de ses problèmes de santé et d'une hystérectomie.
En mars 2004, un envoyé spécial des Nations Unies, Razali Ismail, a pu rencontrer Aung San Suu Kyi. Mais celui-ci a démissionné de son poste l'année suivante en partie parce qu'il s'est vu refuser l'entrée en Birmanie par la suite.
Le 28 septembre 2005, la junte militaire birmane a prolongé de six mois l'assignation à résidence de la chef de l'opposition. Une prolongation prise en vertu de la loi de 1975 de la protection de l'État (Article 10b) visant à « protéger l'État d'éléments destructeurs » qui permet à l'État d'emprisonner quelqu'un pendant cinq ans sans jugement. Le 20 mai 2006, Ibrahim Gambari, un autre envoyé spécial des Nations Unies a pu rencontrer Suu Kyi. C'est la première visite étrangère depuis 2004. 
Le 27 mai 2006, l'assignation à résidence de Aung San Suu Kyi est prolongée d'un an, ce qui provoque l'appel de Kofi Annan, le Secrétaire Général des Nations unies, à Than Shwe, le dirigeant de la junte militaire. Le 9 juin 2006, Suu Kyi est hospitalisée suite à de sévères diarrhées, selon un représentant des Nations unies. La junte militaire nie ces informations. Le 19 juin, Suu Kyi passe son soixante et unième anniversaire en maison d'arrêt. Sa ligne téléphonique est coupée, son courrier filtré et elle n'a pas accès aux soins médicaux qu'elle désire. Des manifestations sont organisées devant les ambassades birmanes. Le 14 mai 2007, un appel est lancé par une cinquantaine d'anciens dirigeants du monde entier pour la libération d'Aung San Suu Kyi.
Le 25 mai 2007, le régime militaire birman a une nouvelle fois prolongé d'un an l'assignation à résidence d'Aung San Suu Kyi. Le 22 septembre 2007, l'opposante birmane consignée à son domicile depuis quatre ans, est exceptionnellement et brièvement sortie en pleurs de sa maison à Rangoon pour saluer des moines bouddhistes qui manifestaient pour la cinquième journée consécutive, contre la junte militaire. Le 24 septembre 2007, Aung San Suu Kyi a été enfermée à la prison d'Insein. L'assignation à résidence expire le dimanche 27 mai 2007, mais est reconduite sans autre forme de procès pour un an, et l'est de nouveau le 27 mai 2008, totalisant ainsi sept ans d'assignation à résidence forcée. 
En mai 2009, Aung San Suu Kyi est accusée de violation aux règles de l'assignation à résidence, et risque cinq ans d'emprisonnement pour ce prétexte qui est clairement destiné à l'écarter des élections prévues en 2010. Elections dont elle sortirait bien évidemment victorieuse car toute la population du pays aspire à plus de liberté. Cette condamnation est unanimement dénoncée par la communauté internationale qui se mobilise pour exiger sa libération. Mais elle est providentielle pour la junte qui écarterait ainsi sa principale rivale.


Source Wikipedia (18.05.2009)


Posté le 19/05/2009 | 315 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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